mercredi 30 septembre 2015

حول "الحركة" المخزنية


"ما حدها تقاقي وهي تزيد فالبيض"

  زيادة على الإجراءات الزجرية التي اتخذت في حق شركتي ايكيا و فولفو السويدتين، فقد اتجهت "الحركة" المخزنية (al harka) نحو بلد السويد ل"ردعه"، و ذلك غرارا على ما كانت تقوم به تاريخيا "الحركة" في بلد "السيبة"، بلد "الخارجين عن طاعة السلطان".
  فزيادة على "المؤطرين" المخزنيين الذين سيسهرون على فرض الانضباط لتوجيهات/ تعليمات النافدين بالرباط، تضم "الحركة" الأحزاب السياسية الآتية:
 العدالة و التنمية، الأصالة و المعاصرة، الأحرار، حزب الاستقلال، الحركة الشعبية، الاتحاد الاشتراكي، الاتحاد الدستوري، حزب التقدم و الاشتراكية، الاشتراكي الموحد.
"صبحان مبدل الأحوال"
على فقير، يوم 30 شتنبر 2015



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"الحركة الجديدة" 

"  الحركة" (بجزم الراء)/  al harka مصطلح "مغربي" يعبر تاريخيا عن حملات السلاطين ضد الرافضين للاستبداد المخزني، حملة تشكل مناسبة للمزيد من الاضطهاد و النهب و الاغتصاب.

و الذي يهمني تاريخيا في مصطلح "الحركة" وهو كلما نادي المخزن، لب كل من هب و دب، و كل الوصوليين و المنافقين ذلك النداء/الأمر.
   و ما عاشه المغرب "العصري"، و يعيشه اليوم، لا يختلف في جوهره عن مظاهر "الحركة"، رغم اختلاف الزمن و النوايا و المستهدفين.
  لم يعد هناك خط فاصل بين السائد، و الحكومي و المعارض، حيث اختلط الجميع في"ضريح" رئيس الحكومة من أجل ممارسة طقوس"الحضرة" الجماعية/ la transe collective   و ذلك باسم الإجماع الوطني.
شخصيا أعتبر أن السياسة الخارجية لنظام ما، ما هي إلا امتدادا للسياسة الداخلية. فإذا رفضت أن أدخل "الزريبة" المخزنية (داخل البلاد)، فلا يمكن أن أكون أحد المجندين داخل "الحركة" تحت القيادة المخزنية (خارج البلاد).
لم أسمع من أحد "الغيورين" على "مصالح الوطن"، أن طرح (طرح فقط) تساؤلات حول شرعية تدخل الدولة المغربية العسكري في الشرق الأوسط ضد مصالح الشعب اليمني.
على فقير

dimanche 27 septembre 2015

Sur la réalité de Beni Tadjit

Réflexion matinale

Sur la route de Beni Tadjit
  Il n'y a pas une vie citadine et une autre campagnarde. Il y a des vies ici et là. La réalité est plurielle. C'est une question de classes sociales. Il y a ceux qui cultivent, qui produisent et les oisifs qui bouffent et amassent des fortunes. L'Etat makhzenien est là pour assurer "l'ordre", la "pérennité" des choses et ce, en essayant d'étouffer dans l'oeuf tout esprit de remise en cause de l'ordre imposé par les armes et la mosquée. 
   La colonisation de l'Amérique a été réussie grâce à la baïonnette et à l'église. L'exploitation de la religion à des fins politico-économiques ne date pas d'aujourd'hui. 
Bref! passons!
   A l'occasion de l'aïd, j'ai pris la route de Beni Tadjit, patelin où j'ai vu le jour. "JE", pour ne parler que de moi.
   Je devrais être au bled le lendemain de l'aïd. J'ai toujours évité d'assister aux rituels qui trouvent leurs explications dans un contexte où n'existaient pas de bouchers, où les gens égorgeaient les animaux pour conserver la viande, grâce au sel et au soleil, pour en manger toute (ou presque) l'année. Les délicieux "courdasse et gueddide" sont là pour en témoigner.
JE prends la route tôt le matin de l'aïd. L'escale à Midelt fait partie de mon "habitude". J'y passe une paisible nuit. Sans méchoui ni boulfaf. Midelt, la délaissée, la "vagabonde" d'hier, surtout depuis mars 1973, car Imilchil n'est pas loin. Imilchil où des gens à "sandales" (ils étaient désignés ainsi par la direction de l'USFP qui les avaient "répudiés"), avaient pris part à la rébellion armée contre Hassan II le tyran.
   Aujourd'hui, Midelt a retrouvé une partie de sa beauté (de façade), un sourire forcé, et ce, depuis qu'elle a été promue province. Depuis que le gouverneur, est là en tant que représentant du makhzen. Le gouverneur ( comme dans le vieux temps des seigneuries) est le véritable patron de la région. Les "élus"? hhhh Des petites marionnettes qui gesticulent sous ses ordres.
   Le lendemain d'al aïd je reprends la route de Beni Tadjit. La route reste "RN", praticable, jusqu'à Aït Khoujmane, à une quinzaine de km du sinistre bagne de Tazmamart. Après quelques km de Tazmamart, de la Kasbah de Addi Ou Bihi, de Kerrandou (ancien centre d'exil des nationalistes), JE me suis retrouvé dans une autre réalité. Je me suis retrouvé dans le Maroc oublié, dans le Maroc, marginalisé, dans le Maroc exclu. C'est l'équivalent des bidonvilles de Mohammedia.
La route devient impraticable, sur une distance de 60 à 70 km.
   Le gouverneur de Bouarfa ne passe pas par là, idem pour pour celui de Midelt. Aucun ministre ne met ses pieds dans la région. Gourrama, Beni Tadjit, Talsint...n'existent pas pour eux.
Après des heures de supplice, J'arrive à Beni Tadjit pour retrouver les gens accueillants, nobles, modestes, souriant malgré la misère. J'ai passé d'agréables moments avec les miens.
Les gens souffrent en silence. Politiquement, ils ne sont pas actifs, mais personne de ma grande famille n'a mis ses pieds dans les isoloirs du makhzen le 4 septembre 2015. Des gens du makhzen ont demandé à certains: pourquoi les aït FKIR n'ont pas voté. La réponse est resté vague au tour de "à quoi ça sert?".
    Quand viendra-t-il le jour où TOUS les marocains, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, "campagnards et citadins", puissent jouir de leur dignité, de leur liberté, de leurs droits de citoyenneté?
Ce jour ne viendra pas tant que nous misions sur le makhzen et ses institutions. Les peuples restent les "faiseurs" de leur Histoire. Mais un peuple soumis ne peut être que stérile.
        Tant qu'un peuple reste soumis, la stérilité l'emporte sur la procréation.
Ali Fkir, le 26 septembre 2015

mercredi 23 septembre 2015

Le temps passe, le crime résiste à l’oubli



Le temps passe, le crime résiste à l’oubli

   Nous étions 24 marxistes léninistes. Nous étions « installés » au Quartier G1de la sinistre « prison centrale de Kénitra ». Cette « maison centrale » accueillait les dangereux « taulards » et ceux qui sont condamnés à de lourdes peines. C’est un « joyau » que nous avons hérité de l’oncle gaulois.
  Nous étions séparés du quartier des condamnés à mort par un imposant mur. Dans ce dernier quartier se trouvaient, entre autres, des camarades (des rescapés) du martyr Cheikh Al Arab, tué (armes à la main) en Août 1964 à Casablanca : Atlassi, Al Haloui, Ben Hammou…, ainsi que 7 camardes du martyr Dahkoune : Idriss Méliani,Mohamed Lhajioui, Boujemaâ Miri, Boujemaâ Najah,Moha Ou Hammou Ouharfou, Saïd Ou Hsaïn Oukhoua, Mohamed Al Mouhtadi.
  Omar Dahkoune  a été exécuté (ainsi que 14 autres militants ittihadis) et ce, le 1er novembre 1973.
   A l’occasion d’Al Aïd Al Adha, Hassan II le tyran, avait ordonné leur exécution.
   Le matin du 27 août 1974, sous l’œil vigilant d’un maton, et comme à    l'accoutumée, les deux prisonniers de « droit » commun qui apportaient le « petit déjeuner » (petit déjeuner ? hhh une grande marmite remplie d’un thé mélangé au reste de la bouf du soir précédent), ont pu « trahir » la vigilance du maton,et nous communiquer la mauvaise nouvelle : les 7 prisonniers politiques ont été fusillés ce matin même 
Pour sceller définitivement le pacte de la réconciliation avec la direction (intérieure) de l’’UNFP/USFP, Hassan II avait offert en offrande aux Dieux de la tyrannie et de la trahison 7 vies humaines. 7 révolutionnaires ittihadis ont été sacrifiés sur l’autel du cynisme.
  Nous fûmes atterrés. Nous avons eu du mal à nous en remettre.
 En moi, et jusqu’aujourd’hui, la cicatrice n’a pas disparu. La blessure était trop profonde pour qu’elle puisse s’effacer sans laisser de trace.
   Sont heureux ceux qui ont la mémoire courte! 

                    Ali Fkir, le 23 septembre 2015

dimanche 13 septembre 2015

"Election des bureaux" : spectacle écœurant

  
Réflexion matinale
"Election des bureaux»" : spectacle  écœurant
   10 jours après le fiasco des «élections du 4 septembre 2015», où l’administration, l’argent et la mosquée, tous trois combinés, ont joué le rôle de la « couveuse », 10 jours après, le spectacle « électoral » est plus qu’écœurant. Ceux qui n’ont pas pu avoir accès à l’un des trois piliers de la démocratie marocaine, démocratie héritée de Hassan II le tyran, donc ces participants à la « transe générale » l’ont bien payé cher. Ils n’ont récolté que des miettes qui ne peuvent même pas apaiser la faim d’un chaton.
Comment ça ?
-      Normalement 5 jours après « le vote, la composition des «bureaux» des conseils et communes devrait être établie.
-      Nous sommes le dimanche 13 septembre, 10 jours après le « scrutin », plus de 80% de conseils et de communes sont toujours à la recherche d’une combinaison «satisfaisante».
-      Tous les partis politiques électoralistes (sans exception aucune) sont pris dans le tourbillon de l’amalgame. La doukha est générale. Il n’y a plus de démarcation, ni politique ni idéologique.
 Des déclarations fanfaronnades (à la télévision, radio, presse…). Les « leaders » vous disent qu’il n’est pas question de s’allier avec tel ou tel. C’est une ligne rouge. Quelques heures après les « électeurs » et autres observateurs constatent le contraire.
A ce niveau du processus "électoral", ce n’est plus l’administration, l’argent et la mosquée qui interviennent en premier lieu, c’est plutôt l'opportunisme et des calculs politiciens qui vont à l’encontre des choix stratégiques, à l’encontre des principes, dans  le cas où ces principes existent.
-      Des alliances contre nature (imposées par la base ? hhhh), démontrent la « sous-formation » des militants « élus ». Le comportement « électoral » instinctif/égoïste/individualiste est le résultat d’un réflexe et non celui d’une réflexion approfondie, consciente et conséquente. Ces « élus » peuvent changer de cap/de parti, et passer d’un extrême à un autre. Pour garder intacte la bergerie, il faut bien que des directions acceptent les diktats de ses « élus ».
-      Des « intellectuels », des « analystes » inféodés sont là pour justifier l’injustifiable. Ces gens qui bénéficient des largesses du makhzen, doivent mettre en relief les «retombées bénéfiques » de la mascarade du 4 septembre 2015. « La tante maternelle est la mieux placée pour faire l’éloge de la mariée !».
-      D’aucuns « politologues »( ????!!!)  parlent de la razzia du PJD.
Comment pet-on parler d’une razzia, d’un parti « populaire »(hhhh), alors que le PJD n’a obtenu que la confiance de  1 559 814 marocains sur les 26 500 000 en âge de voter , à savoir 5,88% (moins de 6%).
Il est vrai que dans le royaume des souris, le chat reste l’animal le plus puissant sur la terre.
  Comment peut-on parler d’un de raz-de-marée islamiste à Casablanca la prolétaire, alors qu’officiellement le taux de participation est de 28%( 72% de boudeurs). En prenant en considération les non inscrits dans les listes du ministère de l’intérieur, les bulletins nuls, ce taux descend au-dessous de 16%.
   Plus de 84% des casablancais libres (hommes et femmes) ont boudé avec mépris les « urnes » du makhzen. Sur ses 147 "élus", seuls 5 de « progressistes » (si on peut parler de progressistes) : 3 usfp et 2 PPS. 142 sont enfantés essentiellement par la mosquée et l'argent.
Plus de 75% de marocains (hommes et femmes) sont restés insensibles à la harka des partis politiques électoralistes, des syndicats (à l’exception de l’UMT), à appel insistant du roi, aux intimidations des administrations locales. 
Ce refus est historique. C’est le signe avant-coureur du véritable printemps marocain. Les premières contractions de l’accouchement, douloureux certes, qui donnera la vie à un nouveau Maroc. Un Maroc radieux. Un Maroc émancipé, libéré des chaînes qui le retiennent/l’étouffent dans les ténèbres du moyen âge.
  Je me demande si certains camarades, certains amis, certains personnes intègres (hommes et femmes) vont continuer à se comporter comme l'autruche. J'espère du fond de mon cœur le contraire.
  Si le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions; pour certains le chemin de "dar al mkhazen" peut être aussi pavé de bonnes intentions. 
ATTENTION AU MARÉCAGE A SABLES MOUVANTS !
Ali Fkir, le 13 septembre 2015 

samedi 12 septembre 2015

"المجلس البلدي" بخريبكة فاقد كليـا للمشروعيـة الشعبية

 "المجلس البلدي" بخريبكة فاقد كليـا للمشروعيـة الشعبية

إذا كانت الانتخابات بالمغرب بصفة عامة فاقدة كليا للشرعية الديمقراطية بفعل اجرائها على الدوام في ظروف القمع والتضبيق على الحريات بالنسبة للقوى المعارضة فعليا للنظام، وفي ظل دساتير وقوانين لاديمقراطية، وعلى أساس لوائح فاسدة، وتقطيع ترابي مخدوم، وإشراف فعلي من طرف وزارة الداخلية ذات الباع الطويل في تزييف وتزوير الارادة الشعبية، فالحكم يسري أتوماتيكيا على الانتخابات الجماعية بمدينة خريبكة، لكن السؤال المطروح هنا يتعلق فقط بمدى المشروعية الشعبية لتلك الانتخابــات بخريبكة؟
فالانتخابات الأخيرة بخريبكة شأنها شأن الانتخابات على الصعيد الوطني مطعون فيها من طرف جل المشاركين فيها، بحكم الفساد الكبير الذي طالها، و الذي لا سبيل للتطرق اليه هنا، وسنكتفي بتناول النتائج التي اسفر عنها اقتراع يوم 04 شتنبر 2015 ومترتباتها، وهي على النحو التالي حسب الأرقام الرسمية:
النسبة المئوية
العدد
الهيئة الناخبة
100%
92660
المسجلون
33.46%
31010
المصوتون
20.46%
18966
الأصوات المعبر عنها الصحيحة
13.00%
12044
الأصوات الملغاة

النتائج المفصلة :
عدد المقاعد
عدد الأصوات
الهيئة
18
5728
العدالة والتنمية
11
3753
التجمع الوطني للأحرار
09
3184
الاتحاد الدستوري
05
1674
الحركة الشعبية
00
1112
حزب الاستقلال
00
984
الاتحاد الاشتراكي
00
884
التقدم والاشتراكية
00
592
فيدرالية اليسار الديمقراطي
00
453
جبهة القوى الديمقراطية
00
389
الأصالة والمعاصرةا
00
213
الديمقراطيون الجدد
43
18966
المجموع

هذا، وأخدا بعين الاعتبار غير المسجلين في اللوائح الانتخابية، وعملا بالارقام الرسمية المطعون في صحتها والتي تحدد نسبة غير المسجلين في 40 في المئة من مجموع من يحق لهم التصويت (علما أن هناك من يحصر غير المسجلين في 50 في المئة)، فإنه يمكن التعامل مع النتائج العامة وفق سيناريوهات ثلاثة، على اساس مجموع الناخبين والدي يقدر ب:
92660 + 92660 x 40 /100 = 129724

- السيناريو الأول الذي يأخد بعين الاعتبار جميع المصوتين، ويعطينا نسبة المشاركة تقدر ب  23.90 في المئة على النحو التالي:
(31010 x 100) /129724 = 23.90%
وهو ما لا يعكس في الحقيقة من أفرز المجلس البلدي بتضمنه لمغالطات واضحة، لأنه لا يأخد بعين الاعتبار الأصوات الملغاة أو الأصوات المحصل عليها من طرف مكونات المجلس البلدي.
-   السيناريو الثاني الذي يأخد بعين الاعتبار فقط الأصوات الصحيحة المعبر عنها، وهو ما يعطينا النسبة الحقيقية للمشاركين الفعليين والتي تقدر ب  14.65 في المئة وفق ما يلــي:
(18966 x 100) /129724 = 14.65%
-   السيناريو الثالت ويأخد بعين الاعتبار فقط الأصوات المحصل عليها من طرف القوى الممثلة في المجلس وعددها 14339 صوت، مما يعطينا رقما حقيقيا عن من أفرز المجلس، ويحدد النسبة فقط في 11.05 في المئة وفق ما يلــي:
(14339 x 100) /129724 = 11.05%

وهكذا، ووفق جميع السيناريوهات فان "المجلس البلدي" لا يمثل في الواقع إلا أقلية قليلة من مواطني مدينة خريبكة، مما يجعله فاقدا للشرعية الديمقراطية والمشروعية الشعبية، ولو تعاملنا بذات المنطق مع النتائج المحصل عليها في جميع الجماعات على الصعيد الوطني، لوصلنا الى ذات الاستنتاج في معظمها، ولو كنـا في نظام سياسي يحترم نفسه لؤلغيت الانتخابـات برمتها كونهـا فاسدة وكاسدة، ولبوشر البحث في معالجة جذورهــا لتهيئ انتخابات ديمقراطية تعكس بالفعل الارادة الشعبية، لكن هذا يتطلب في الواقع  نضالات شاقة وعسيرة من طرف القوى الديمقراطية والتقدمية.
 خريبكة، في 10 شتنبر 2015
حسبي عبد الله